Quand la censure a changé l’image du cinéma américain

Quand la censure a changé l’image du cinéma américain

Comparé à l’Europe, les États Unis ont eu plus de volonté à vouloir contrôler ce qu’on a le droit et ce qu’on n’a pas le droit de voir au cinéma. Il faut dire que le cinéma pèse plus que la littérature en termes de popularité en vertu de ses images et l’espace qu’il occupe.

En fait, un film destructeur a éventuellement plus d’influence qu’un film démolisseur.

Prenons par exemple, la pièce d’Arture Miller, dont le titre est Mort d’un commis voyageur, dans laquelle, on voit un niveau critique sur la société et le système capitaliste.

Dans son premier film, sorti en 1951, l’histoire débute par un long avertissement qui détaille que le personnage principal ne reflète pas les Américains. Cette mouture présente le personnage comme étant fou et sa femme présentée comme hystérique avec ne plus un faux message politique ».

En fait, le cinéma qui est une sorte de vecteur d’éducation devait diffuser certaines valeurs plus positives. Pendant plusieurs années, il fut l’objet de censure à cause du code Hays, un code très draconien impacté par plusieurs ligues religieuses. En fait, ce code prohibait le juron, la grossièreté, et montrait comment le crime devait être dévoilé au cinéma sans oublier les scènes d’amour et l’adultère… en clair, il était interdit de s’embrasser pendant plusieurs secondes. Ce code exigeait que la religion et les symboles de la patrie soient respectés.

Or depuis les années 70, la censure a disparu de façon officielle, mais elle se fait maintenant de façon indirecte. Cela se traduit par le fait que les films obéissent à des classements qui règlent leur diffusion et leur publicité. Et il sera impossible à certains films de passer par un important groupe cinématographique mais ils seront vendus par une importante chaîne de magasin.

« Autrefois, les critiques exigeaient les plans à supprimer. Mais cela a disparu maintenant, les cinéastes sont obligés de comprendre que supprimer. Les professionnels qui travaillent dans les studios collaborent constamment avec les institutions de productions et ont une connaissance de ce qui doit être fait pour avoir droit à un classement qui favorisera la projection de leur film dans les salles de cinéma » détaille Adrienne Boutang.

On voit aussi la censure via la manière dont les scènes sont présentées. En partant des années 80, les scènes érotiques sont filmées de la même façon, avec des codes, des vagues enchaînées et des effets de style qui font qu’elles aient un aspect imaginaire.

Marc. Rédacteur et fondateur du magazine d'informations Novovision.fr