Ce rapport (publié par le site internet du Point), commandé par le président de la République en mai dernier, répond à une demande « d’analyser le défi de la migration vers le numérique des entreprises de médias, et de formuler des propositions de mesures d’accompagnement pour faciliter cette mutation » (Nicolas Sarkozy). Il est rédigé par Danièle Giazzi, secrétaire nationale UMP en charge des entreprises, après audition « de patrons et de managers d’entreprises de médias, de journalistes, de responsables syndicaux, d’économistes spécialisés dans les médias, de juristes et d’autres experts… »
La réalisation de ce rapport s’inscrit dans la préparation des « Etats généraux » de la presse en octobre prochain, mais l’Elysée, comme la ministre de la Culture, ont immédiatement pris une certaine distance vis à vis des propositions de ce rapport (suivre les liens en fin de texte).
L’intérêt de ce texte, clairement inspiré par la défense des intérêts des propriétaires des grands groupes de médias français (Bouygues, Lagardère, Bolloré…), est de présenter une vision cohérente d’un avenir des médias qui serait totalement dominé par ces groupes, dans une logique purement commerciale de l’information. On s’y intéresse en détail, car il est loin d’être acquis que ce n’est pas effectivement ce qui nous attend…
Le rapport ne s’intéresse qu’à la presse, la télévision et la radio (et « internet dans sa composante média »), excluant le cinéma et l’édition. Mais l’approche est explicitement tournée vers « le secteur médias news/entertainement », et considère que « les frontières se brouillent entre ces métiers [des médias] et les métiers connexes du “divertissement”, des télécommunications, du jeu, du commerce en ligne, etc. »
L’objectif principal est affirmé dès les premières pages : « assurer la rentabilité et la compétitivité de nos entreprises de médias et faire naître des champions internationaux ». Il faut pour y parvenir « faire sauter les verrous »…
Quelques concessions sont accordées à la garantie du pluralisme de l’information et de la déontologie des journalistes. Mais ce n’est clairement pas l’enjeu principal qui est développé ici.
Pour mettre en évidence plus clairement la vision cohérente qui est à l’oeuvre dans ce rapport, je reclasse les 34 propositions qui sont formulées en quatre temps :
- donner quelques gages, très vagues, sur le pluralisme et la déontologie…
- réformer la presse écrite et l’intégrer à de grands groupes multimédias.
- réformer l’AFP : les dépêches d’agence sont à « la source » de ce nouveau système de l’information.
- laisser émerger, à la marge, un journalisme indépendant sur internet.
Passons rapidement sur le pluralisme de l’information…
Le rapport affirme vouloir « défendre le pluralisme, la qualité et l’accessibilité des contenus et de l’information » et « favoriser l’information de qualité », mais les mesures proposées en ce sens restent bien générales ou anecdotiques et surtout « déclaratives », sans guère de portée ni conséquences concrètes :
- constitutionnaliser des principes [n°1]
- créer un observatoire [n°3]
- étendre les compétences du CSA [n°4]
- inscrire la charte déontologique des journalistes (déclaration de Munich de 1971) dans la convention collective [n°6] (c’est une revendication des syndicats de journalistes).
- plus consistant [n°8] : redéployer les aides publiques en les recentrant sur la presse d’information générale et politique.
Réformer la distribution et l’impression de la presse écrite
Le rapport se penche sur l’état de la presse écrite française (surtout les quotidiens généralistes), qui jouent actuellement leur survie. Il propose d’« assainir » le secteur et de rétablir la rentabilité des journaux en s’attaquant à la distribution et à l’impression : une réforme en profondeur des deux « piliers » du système de distribution actuel, institué à la Libération : la loi Bichet de 1947 et le statut des NMPP (Nouvelles messageries de presse parisienne) ; ainsi qu’une réforme en profondeur de l’organisation de l’industrie de l’imprimerie de presse.
Il s’agit pour la presse écrite de « rattraper le retard pris sur les grands pays européens et assainir le secteur de la presse » :
« Lever les freins à la diffusion » : l’objectif est de multiplier et diversifier les points de vente, assouplir leurs règles de fonctionnement, par une déréglementation générale d’un système actuel effectivement très contraignant, inefficace et coûteux (ce constat est difficilement contestable…).
- Réforme de la loi Bichet (1947) [n°10] restreinte « à la seule presse d’information générale et politique ». Libéralisation de la distribution pour les autres titres.
C’est la loi qui réglemente de manière très stricte le métier de kiosquier / marchand de journaux (les diffuseurs de presse) et qui les place sous le strict contrôle des éditeurs de journaux. L’objectif de cette loi était de garantir à tous les titres de presse (petit et gros) un accès égal au réseau de distribution, en garantissant la neutralité politique de ce dernier.
- Soutenir la réforme des NMPP (en cours actuellement dans le cadre du plan « Défi 2010 ») [n°11] pour augmenter le nombre de point de vente. Le rapport propose également de les diversifier (en ouvrant la distribution de presse aux bureaux de poste, café, tabac…).
- Libéraliser la réglementation des points de vente [n°12] : assouplir les conditions d’agrément (actuellement nécessaire pour être autorisé à diffuser la presse), donner aux kiosquiers une certaine latitude dans la sélection des titres qu’ils diffusent et dans leur présentation de cette offre (ce qu’ils n’ont pas du tout aujourd’hui : cf. sur novövision : « Laissez les kiosquiers tranquilles »).
- Développement du portage [n°13] (en faire une activité de service à domicile, sous le « régime Borloo », et accorder une large défiscalisation aux entreprises de portages).
- Réforme des imprimeries [n°14] : permettant des regroupements, une mutualisation, une décentralisation des points d’impression à travers tout le territoire, de manière à faire baisser les coûts d’impression, effectivement très lourds en France.
Ces réformes visent en effet deux points clés des difficultés économiques de la presse française, mais elles devront passer par de très délicates - et probablement coûteuses - négociations sociales tant avec les kiosquiers, qu’avec les employés des NMPP et les ouvriers du Livre dans les imprimeries.
Si ces réformes semblent en effet nécessaires, les causes des difficultés de la presse quotidienne ne sauraient se réduire à cette approche purement économique et industrielle. Mais le rapport est muet sur la question de l’adéquation des contenus proposés par la presse écrite à la demande de son lectorat.
Ce point montre une limite de fond de la portée de la réflexion engagée sur l’avenir de la presse écrite par les éditeurs de presse : on ne réfléchit qu’en terme de coûts de production et d’organisation de la diffusion, sans ce soucier de la nature de ce que l’on produit et diffuse. Il y a une révolution culturelle qui reste toujours à opérer dans la mentalité des éditeurs !
Favoriser la création de grands groupes multimédias
L’objectif est de faire sauter tous les verrous existant empêchant la concentration des médias, des verrous mis en place par le législateur pour garantir le pluralisme de l’information. Selon le rapport, le pluralisme ne serait pas aujourd’hui menacé (SIC !).
Il s’agit explicitement « d’organiser » le retour à « la rareté » de l’offre d’information (p. 30) :
- en autorisant un groupe à posséder à la fois une chaîne de télévision, une radio et un quotidien d’envergure nationale [n°23].
- en abaissant les seuils anticoncentration pour la radio [n°24] et la télévision [n°25].
- en supprimant les seuils de détention capitalistique des télévisions [n°26].
But de la manoeuvre, selon l’expression de Libération :
Bientôt TF1 pourra racheter NRJ et le Figaro, Lagardère empocher le Monde et Canal +…
Il apparaît clairement qu’au sein de groupes multimédias ainsi constitués, l’information ne sera qu’une activité très minoritaire, l’essentiel étant le divertissement : jeux, musique, cinéma et séries… [Mise à jour : j’avais oublié le sport…
] La conséquence étant bien entendu de plier l’information à la logique dominante de ces secteurs : se concentrer sur la satisfaction de la demande rentable du marché, dans une logique d’audience purement commerciale.
Mais pour parvenir à intégrer l’information à la logique de diffusion multi-médias et multi-supports de ces groupes, un autre verrou, actuellement en place, doit être balayé :
- faire sauter le verrou du droit d’auteur des journalistes [n°27].
Il s’agit, explicitement, de la remise en cause de ce qui est présenté comme une « tradition » (SIC !) qui veut que « les oeuvres de l’esprit ne sont pas des “marchandises” mais des expressions spécifiques de la personalité de l’auteur qui, tout comme le corps lui-même, sont inaliéables et incessibles », car ce régime « limite considérablement les développements éditoriaux multisupports ».
La logique à l’oeuvre est bien celle qui conduit à ce que les journalistes, dans la pratique, abandonnent leur statut d’auteur et diluent leur responsabilité éditoriale personnelle dans une exploitation multisupport de leur propre production éditoriale, qui échapperait totalement à leur contrôle puisque gérée par les éditeurs multimédias.
Lire une excellente présentation juridique de la problématique du droit d’auteur des journalistes par Calamo, sur Post Scriptum, avec un débat intéressant auquel je participe en commentaires
(subsidiairement, lire aussi sur novovision « Faut-il modifier le droit d’auteur des journalistes ? »).
Il ne sera pas inutile non plus de formater un peu plus les journalistes à ce nouveau modèle. On y pense d’ailleurs :
- former les journalistes au marketing [n°17] (mais aussi combler leurs lacunes en sciences cognitives et dans la connaissance approfondie du niveau des connaissances de leur public).
- former les journalistes au technologies numériques [n°18].
Restent quelques mesures diverses allant dans le sens, d’un côté, d’une déréglementation générale et, de l’autre, d’un appel au soutien économique sur fonds publics, car on n’est pas à une contradiction près…
- déréglementer l’audiovisuel : assouplir les contraintes des cahiers des charges [n°28], celles en matière de production de programmes [n°29], et de publicité [n° 30 et 31]
- soutenir et développer la recherche et développement et la formation sur la numérisation et les stratégies numériques [n° 15 et 16]
- soutenir l’investissement : incitation fiscale [n°19], soutien à la double diffusion numérique/analogique [n°21], élargir le périmètre d’intervention de la Caisse des dépôts [n°22]
Et pour parachever ce monde de l’information marchandisée, ne surtout pas oublier l’outil indispensable au fonctionnement de toute la mécanique :
- « Optimiser et garantir la mesure d’audience des contenus » [n°32]
De l’information… au « canon à dépêches »
Un écosystème de l’information nouveau, mais cohérent, apparaît au fil de la lecture de ce rapport : des groupes multimédias d’infotainement occupant tout l’espace, distribuant un même produit sur des supports différents avec des formats adaptés, et des journalistes, en nombre réduit, produisant moins de l’information qu’ils ne jouent au coeur du système un rôle d’ingéniérie éditoriale, mettant les contenus « au format » selon le support, sur des critères d’optimisation du référencement et de maximisation de l’audience en fonction des cibles marketing définies par le service publicité… C’est encore un emploi, mais ce n’est plus du journalisme…
Il manque surtout une chose, pour assurer le fonctionnement de cet écosystème : injecter du contenu dans la machine pour la faire tourner. Des dépêches d’agences suffisent bien (d’ailleurs c’est le public lui-même qui le demande, puisque c’est la seule forme d’information dans laquelle il a encore un peu confiance. cf. Denis Muzet, « La mal info »)…
Encore faut-il optimiser à son tour la source de ces dépêches, et la réorganiser en fonction de ce que l’on attend d’elle désormais. Le rapport Giazzi n’oublie pas cet aspect de la question :
Le rôle central de l’AFP (Agence France Presse) est affirmé comme « plate-forme de ressources pour l’ensemble des médias », et comme l’« émetteur “source” de l’information ». C’est on ne peut plus clair… Pour plier l’AFP à cette logique, quelques retouches s’imposent :
- transformer l’AFP en société anonyme [n°9], faire entrer des acteurs de l’internet au conseil d’administration, en n’oubliant pas (dans le cadre de cette privatisation) de faire subventionner au passage par l’Etat son projet numérique (« 4XML ») : 20 M€ sur 5 ans.
Un journalisme artisanal, dans les sites pur web
Après nous avoir assuré - sans rire - que ce modèle favorisait le pluralisme et la qualité de l’information, Danièle Giazzi semble tout de même entendre que d’autres aspirations s’expriment. Elle serait prête à quelques gestes pour laisser se développer sur le net une offre d’information alternative à son écosystème médiatique…
Un journalisme citoyen ? Sûrement pas. Il n’est question dans ce rapport que de professionnels, seuls garants bien entendu du sérieux et de la qualité de l’information. Jean-Marie Le Ray, sur Adscriptor, fait une amusante analyse de la vision d’internet et singulièrement des blogueurs, qui transparaît dans ce rapport :
- Jean-Marie Le Ray (Adscriptor) : « Et les blogs-blogueurs, dans tout ça ? »
Non, il s’agit de favoriser - un peu - le développement de sites d’information pur web réalisés par des journalistes professionnels :
- Professionnaliser les sites d’info en ligne [n°7] : réserver les aides publiques aux sites employant des journalistes professionnels, imposer dans les mentions légales des sites « qui se revendiquent comme des sites d’information » d’indiquer le nombre de journalistes contributeurs.
- Permettre l’accès aux aides de la commission paritaire (TVA réduite, tarifs postaux préférentiels) [n°5] aux sites purs web, aux journaux papier gratuits et aux sites web des télévisions (qui en sont tous exclus). C’est une revendication de Mediapart et Rue89.
- Etendre aux sites purs web le périmètre du fond d’aide au développement des services en ligne [n°20] et application de la TVA réduite aux abonnements des sites payants (revendication de Mediapart également).
Comme ça risque de ne pas suffire, on envisage une nouvelle forme de financement de l’information :
- ouvrir la voie au journalisme philanthropique [n°2] : développement du mécénat, faciliter l’entrée dans le capital des titres de presse des fondations (un assouplissement de la réglementation fiscale a eu lieu en 2007. Il est proposé de lever certains obstacles juridiques persistant).
On le voit bien, le nouveau monde de l’information décrit par petites touches dans ce rapport, au fil de mesures qu’il préconise, est parfaitement cohérent : « C’est le monde du pognon qui met la main sur l’information » dénoncent sans détours les syndicats de journalistes. Le problème est bien que ces derniers n’ont pas d’alternative à proposer. Dans ces conditions, ce rapport décrit peut-être bien de manière très réaliste un avenir de l’information à deux vitesses… inéluctable.
Compléments d’information sur le web
Lire également :
Sur le rapport Giazzi :
- Emmanuel Berretta (Le Point) : « Médias : à qui profite le rapport Giazzi ? » :
Où finira le rapport Giazzi ?
Dans notre République, les rapports connaissent deux destinations : soit ils finissent au fond d’un tiroir ministériel, et c’est l’oubli ; soit ils deviennent des lois, des décrets et des arrêtés, en tout ou partie. Celui de Danièle Giazzi a l’avantage d’épouser les thèses défendues par Nicolas Sarkozy. Mais il n’a pas vraiment l’approbation de Christine Albanel, ministre de la Culture, qui s’est refusée à la recevoir… Danièle Giazzi n’a pu rencontrer que des conseillers de la ministre. Laquelle des deux femmes aura le plus d’influence auprès du Président ? C’est dans cette lutte de couloir que se joue la destinée du rapport…
- NouvelObs : « Les syndicats dénoncent le rapport Giazzi » :
« C’est le monde du pognon qui met la main sur l’information », dénoncent le SNJ-CGT et le SNJ qui parlent d’une « campagne visant à faire souffler une tempête de ’libéralisme’ sur le monde des médias pour mieux encadrer l’information et la coloniser au seul profit des amis de Sarkozy ».
- Libération : « Sarkozy partisan du cumul des médias » :
Bientôt TF1 pourra racheter NRJ et le Figaro, Lagardère empocher le Monde et Canal +… C’est le joli monde des médias que dessine un rapport remis à Nicolas Sarkozy par Danièle Giazzi (…).
- 20minutes.fr : interview de Danièle Giazzi
- Jean-Louis Legalery (Mediapart - Edition PaperRoll) : « Le rapport de Danièle Giazzi sur les medias et le numérique : la voix de son maître… »
- Jean-Luc Martin-Lagardette (Mediapart - Edition PaperRoll) : « Le rapport Giazzi et la »qualité« de l’information »
- Jean-Marie Le Ray (Adscriptor) : « Et les blogs-blogueurs, dans tout ça ? »
Sur les « Etats généraux » de la presse :
- sur novövision (juin 2008) : « Quel plan se prépare pour sauver la presse ? » :
Etienne Mougeotte, directeur des rédactions du Figaro :
Il est tout à fait souhaitable que grâce à ces évolutions puissent se constituer deux ou trois groupes français multimédias de nature à affronter leurs concurrents européens ou américains.
A propos du rapport de l’Institut Montaigne (2006), auquel le rapport Giazzi se réfère :
L’Institut Montaigne publiait, en août 2006, un rapport intitulé « Comment sauver la presse quotidienne d’information » (disponible en ligne, en .pdf), assorti de 11 propositions, dont quelques unes éminemment provocatrices, qui conduisent au démantèlement du « système de la presse » tels qu’il est organisé depuis la Libération.
- Le bog de Philippe Brunet-Lecomte (PDG de Lyon Mag et « secrétaire général de la FPMR, la fédération des magazines régionaux ») :
On a également insisté sur une évidence qui, vue de Paris, n’est pas toujours facile à saisir : l’information, ce n’est pas simplement des grands groupes nationaux, des grands médias nationaux… Mais c’est aussi de petites entreprises, implantées dans les régions, qui tentent d’innover. Sans grands moyens, souvent à l’ombre de dinosaures qui supportent mal la concurrence. Et que ces pionniers méritent d’être entendus car ils vivent des expériences différentes qui peuvent être intéressantes justement pour trouver des solutions à la crise qu’affronte aujourd’hui la presse, notamment la presse écrite. (…)
Mais on a aussi plaidé pour que les journalistes soient étroitement associés à cette réflexion. Car à la tête de ces grands groupes qui dominent aujourd’hui la presse, on retrouve essentiellement des gestionnaires, des financiers, des techniciens, voire des hommes de marketing. Ce qui, d’ailleurs, n’empêche pas tous ces grands groupes d’être souvent en difficulté… (…)
Aujourd’hui, la crise n’épargne personne. Mais les solutions sont loin d’être évidentes. Surtout si on continue à limiter la réflexion à la seule sphère technico-économique. Car aujourd’hui, si la crise est aussi profonde, ce n’est pas seulement à cause de l’émergence des gratuits ou de l’internet. Ni parce que la diffusion des journaux est trop chère, mal organisée, ni parce que les gens ont perdu l’habitude de lire… Cette crise est profonde parce qu’il y a une réelle crise de confiance qui se traduit par une désaffection de plus en plus forte des lecteurs vis à vis de de leurs journaux. Crise de confiance car les journalistes ne pilotent plus les médias, justement. Ils ont été relégués en coulisses. Et ils ne pèsent plus sur les grandes orientations stratégiques en défendant les valeurs, les principes et les exigences de leur métier. Or, la seule solution pour rétablir cette confiance, c’est de renouer avec une vraie qualité de l’information.
Ce plaidoyer de Philippe Brunet-Lecomte me semble faire à ce billet une excellente conclusion…
